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Nous parlons souvent de l’autoconsommation individuelle. Pour rappel, elle consiste à consommer sur un même site une partie ou la totalité de l’électricité que l’on produit soi-même. Mais comme il est difficile de consommer soi-même toute l'électricité que l'on produit, surtout l'été, le reste passe dans le réseau public. Il existe un moyen de "cibler" la consommation de cette électricité vers des consommateurs locaux.
Ainsi lorsque cette électricité produite est injectée sur le réseau public de distribution pour être partagée entre plusieurs personnes situées sur des sites distants géographiquement, on parle alors d’autoconsommation collective.
On peut, par exemple, partager cette énergie au niveau d’un immeuble, d’une copropriété, d’un quartier, d’une collectivité ou d’une zone d’activités, moyennant un prix fixé et même définir soi-même un mode de répartition entre plusieurs consommateurs, ce qu'on nomme une clé de répartition.
L’électricité produite sur place ne suffit pas à répondre à 100 % des besoins des participants à une opération d’autoconsommation collective. Un contrat avec le fournisseur d’électricité de son choix reste nécessaire pour le complément.
En France, l'autoconsommation collective repose sur le principe de la répartition de la production entre un ou plusieurs consommateurs proches physiquement. Ce type d'autoconsommation peut être appelé "autoconsommation virtuelle" dans d'autres pays.
Quel que soit le type d'installation photovoltaïque — autoconsommation individuelle, vente totale, avec ou sans autoconsommation collective — les électrons se déplacent de la même manière dans le réseau électrique, c'est-à-dire du lieu de production vers le lieu de consommation le plus proche. L'autoconsommation collective n'est donc pas un mode de répartition physique de la production d'électricité mais bien un mode de valorisation économique, au même titre que l'autoconsommation individuelle ou la vente totale, auquel il peut être associé.